Important : La législation fiscale et successorale peut évoluer. Ce guide présente les règles et les aspects pratiques pertinents pour les propriétaires immobiliers en Espagne au moment de sa publication, mais ne constitue pas un conseil fiscal ou juridique personnalisé. Si vous êtes confronté à une succession, notamment dans un contexte international, nous vous recommandons de consulter un avocat ou un conseiller fiscal qualifié en Espagne.
L’impôt sur les successions en Espagne, officiellement appelé Impuesto sobre Sucesiones y Donaciones (ISD), peut s’appliquer lorsqu’une personne reçoit des biens ou des droits à la suite du décès d’une autre personne. Pour les propriétaires immobiliers, il peut s’agir de l’une des principales questions financières et administratives à prendre en compte lors de la préparation d’une succession ou du règlement d’un héritage.
Pour les propriétaires étrangers d’un bien immobilier en Espagne, la situation peut être plus complexe qu’il n’y paraît.
Un propriétaire britannique, néerlandais, allemand, belge ou français peut posséder une villa en Espagne tout en résidant à titre permanent dans un autre pays. Ses héritiers peuvent également vivre à l’étranger. La succession peut comprendre une maison en Espagne, des comptes bancaires, des investissements et des biens situés dans plusieurs pays. Dans ce type de situation, l’impôt espagnol sur les successions n’est qu’un élément d’une procédure successorale internationale plus large.
La fiscalité applicable peut notamment dépendre :
du lieu de résidence du défunt ;
du lieu de résidence de chaque héritier ;
du lien de parenté entre le défunt et chaque héritier ;
de la valeur et de la localisation des biens ;
de l’existence ou non d’un testament ;
du droit successoral applicable ;
de la Communauté autonome dont les règles fiscales sont applicables ;
des réductions et bonifications auxquelles l’héritier peut avoir droit ;
de l’existence éventuelle de dettes ou d’autres obligations dans la succession.
Cette question est particulièrement importante à Benissa, où de nombreux biens immobiliers appartiennent à des propriétaires étrangers qui les utilisent comme résidences secondaires ou maisons de vacances.
Une villa située à La Fustera, San Jaime ou Fanadix peut être transmise à des membres de la famille qui n’ont jamais vécu en Espagne. Une finca à Benimarco ou Pedramala peut être héritée par plusieurs frères et sœurs qui devront ensuite décider s’ils souhaitent conserver le bien ensemble, réorganiser la propriété ou le vendre.
La Communauté valencienne (Comunitat Valenciana) joue également un rôle important, car elle dispose de ses propres réductions et bonifications en matière d’impôt sur les successions. En août 2026, les acquisitions successorales répondant aux conditions requises et relevant des Groupes I et II bénéficient d’une bonification de 99 % de la dette fiscale correspondante. Cela ne signifie toutefois pas que l’Espagne applique à Valence un impôt forfaitaire de 1 % sur la valeur du bien. (boe.es)
Pour les successions impliquant des non-résidents, l’Agence fiscale espagnole (Agencia Estatal de Administración Tributaria – AEAT) prévoit des règles spécifiques permettant notamment de déterminer l’administration compétente et, dans certaines situations, les règles d’une Communauté autonome susceptibles de s’appliquer. (sede.agenciatributaria.gob.es)
La bonne question n’est donc pas simplement :
« Quel est le taux de l’impôt sur les successions en Espagne ? »
Il faut plutôt se demander :
« Qui hérite, de quels biens, où résident les personnes concernées, quelles règles s’appliquent et que deviendra le bien immobilier par la suite ? »
C’est l’approche suivie dans ce guide.
L’impôt sur les successions en Espagne en bref
Comment fonctionne l’impôt sur les successions en Espagne ?
L’impôt sur les successions dans la Communauté valencienne
L’impôt sur les successions en Espagne pour les non-résidents
Quel est le montant de l’impôt sur les successions pour un bien immobilier en Espagne ?
Hériter d’un bien immobilier à Benissa
Les autres coûts liés à une succession immobilière en Espagne
Exemples pratiques de successions immobilières à Benissa
Comment payer l’impôt sur les successions en Espagne
Documents nécessaires pour hériter d’un bien immobilier en Espagne
Que se passe-t-il en l’absence de testament espagnol ?
Que se passe-t-il après avoir hérité du bien ?
Vendre un bien immobilier hérité à Benissa
Comment anticiper l’impôt sur les successions en Espagne
Impôt sur les successions en Espagne : questions fréquentes
Checklist pour une succession immobilière à Benissa
Conclusion pour les propriétaires immobiliers à Benissa
Sources officielles
L’impôt espagnol sur les successions fait partie de l’Impuesto sobre Sucesiones y Donaciones (ISD), c’est-à-dire l’impôt espagnol sur les successions et les donations.
Dans le cadre d’une succession, il s’applique généralement à l’acquisition de biens et de droits par héritage, legs ou autre titre successoral. En principe, c’est la personne qui reçoit la succession qui est redevable de l’impôt, et non la succession elle-même. Le cadre légal national est principalement défini par la loi espagnole 29/1987, tandis que les Communautés autonomes disposent de compétences importantes dans ce domaine dans le cadre prévu par la loi. (boe.es)
En règle générale, c’est la personne qui reçoit l’héritage qui est redevable de l’impôt correspondant.
Si trois enfants héritent à parts égales d’une villa à Benissa, par exemple, chacun dispose de sa propre situation fiscale.
C’est important, car les circonstances personnelles de chaque héritier peuvent être différentes.
L’un peut résider en Espagne, un autre au Royaume-Uni et un troisième en Allemagne. Leur patrimoine préexistant ou d’autres circonstances personnelles peuvent également influencer le calcul.
Il ne faut donc pas partir du principe qu’il existe une seule et même « facture d’impôt sur les successions » pour l’ensemble du bien.
Le délai général pour déclarer une succession est de six mois à compter de la date du décès.
Dans les dossiers gérés par l’administration fiscale espagnole, une prolongation de six mois supplémentaires peut, sous certaines conditions, être demandée au cours des cinq premiers mois du délai initial. (sede.agenciatributaria.gob.es)
Le délai de six mois doit donc être considéré comme une échéance importante dès le décès.
Deux personnes peuvent hériter de biens immobiliers d’une valeur comparable et pourtant être soumises à une fiscalité très différente.
Le résultat peut dépendre notamment :
de la valeur des biens hérités ;
du lien de parenté entre l’héritier et le défunt ;
du patrimoine préexistant de l’héritier ;
des réductions applicables ;
des bonifications applicables ;
du lieu de résidence du défunt ;
du lieu de résidence de l’héritier ;
de la localisation des biens situés en Espagne ;
de l’application éventuelle d’une réduction liée à la résidence principale du défunt ;
des dettes et charges déductibles ;
des règles fiscales de la Communauté autonome compétente.
| Question | Réponse générale |
|---|---|
| Qu’est-ce que l’impôt sur les successions ? | Un impôt applicable à certaines acquisitions reçues à la suite du décès d’une personne |
| Qui le paie généralement ? | L’héritier ou le bénéficiaire |
| Quel est le délai général de déclaration ? | Six mois à compter du décès |
| Existe-t-il un taux unique dans toute l’Espagne ? | Non |
| Valence dispose-t-elle de ses propres règles ? | Oui |
| Les enfants et les conjoints sont-ils traités comme les frères et sœurs ? | Non |
| Les non-résidents peuvent-ils être imposables ? | Oui |
| Un étranger peut-il hériter d’un bien immobilier en Espagne ? | Oui |
| Les règles valenciennes peuvent-elles s’appliquer à un non-résident ? | Oui, dans certaines circonstances |
| Le prix de vente du bien suffit-il pour calculer l’impôt ? | Non |
Conseil d’expert : Si vous possédez un bien immobilier à Benissa et résidez hors d’Espagne, il est préférable de déterminer votre situation fiscale et successorale à l’avance. Les successions internationales nécessitent souvent davantage de temps pour réunir, légaliser et traduire les documents.
Une succession peut comprendre bien plus qu’un bien immobilier situé en Espagne.
Elle peut notamment inclure :
des villas ;
des appartements ;
des fincas ;
des terrains ;
des comptes bancaires ;
des placements ;
des actions et participations ;
des participations dans des sociétés ;
certaines prestations d’assurance-vie ;
d’autres biens et droits.
Pour le propriétaire d’un bien à Benissa, la propriété peut ne représenter qu’une partie du patrimoine successoral.
Par exemple, le défunt peut laisser :
une villa à La Fustera ;
un compte bancaire espagnol ;
des investissements dans un autre pays ;
une assurance-vie ;
un prêt hypothécaire ;
d’autres dettes.
La succession doit donc être analysée dans son ensemble plutôt que de calculer l’impôt uniquement à partir de la propriété espagnole.
Une erreur fréquente consiste à penser que l’impôt sur les successions est simplement calculé à partir de la valeur de marché du bien déterminée par une agence immobilière.
Le droit fiscal espagnol prévoit ses propres règles d’évaluation.
Un bien immobilier peut avoir plusieurs valeurs différentes, notamment :
la valeur de marché ;
la valeur cadastrale (valor catastral) ;
la valeur de référence (valor de referencia) ;
le prix d’acquisition historique ;
la valeur retenue pour une hypothèque ;
l’estimation réalisée par une agence immobilière.
Ces valeurs ne sont pas automatiquement interchangeables à des fins fiscales.
Pour un bien immobilier espagnol, il faut donc déterminer les règles de valorisation fiscale applicables à la succession concernée.
Une estimation immobilière locale reste toutefois très utile pour déterminer le prix auquel le bien pourrait raisonnablement être vendu si les héritiers décident ensuite de le mettre sur le marché.
Par exemple, la valeur de marché réaliste d’une villa rénovée à San Jaime peut être très différente de celle d’une ancienne finca à Pedramala, même si le calcul fiscal obéit à ses propres règles.
La fiscalité successorale espagnole distingue plusieurs groupes selon le lien de parenté.
De manière générale :
| Groupe | Lien de parenté habituel |
|---|---|
| Groupe I | Enfants et enfants adoptés âgés de moins de 21 ans |
| Groupe II | Enfants majeurs, conjoints, parents et certains autres ascendants ou descendants directs |
| Groupe III | Certains parents plus éloignés, notamment frères et sœurs, oncles, tantes, neveux et nièces |
| Groupe IV | Parents plus éloignés et personnes sans lien de parenté |
La classification juridique exacte doit toujours être vérifiée pour le dossier concerné.
Cette distinction est importante, car les réductions, coefficients et bonifications peuvent être très différents d’un groupe à l’autre.
Selon les circonstances, certaines réductions peuvent être appliquées avant de calculer la dette fiscale finale.
La législation valencienne actuellement en vigueur prévoit notamment :
une réduction de 100 000 € pour certaines acquisitions relevant du Groupe II ;
pour le Groupe I, une réduction de 100 000 € plus 8 000 € pour chaque année restant avant l’âge de 21 ans, avec un plafond de 156 000 € ;
des réductions supplémentaires dans certaines situations de handicap ;
une réduction de 95 % pour certaines acquisitions de la résidence habituelle du défunt, avec une limite de 150 000 € par contribuable et sous réserve des conditions légales. (boe.es)
D’autres réductions peuvent également s’appliquer à certaines entreprises, activités agricoles ou autres biens remplissant les conditions prévues par la loi.
Il ne faut pas considérer qu’une réduction est automatiquement applicable simplement parce qu’une succession semble correspondre à une catégorie générale. Les conditions précises prévues par la législation sont déterminantes.
De manière simplifiée :
Biens et droits hérités
↓
Détermination des valeurs fiscales
↓
Déduction des réductions applicables
↓
Détermination de la base imposable
↓
Application du barème correspondant
↓
Application du coefficient multiplicateur applicable
↓
Application des bonifications éventuelles
↓
Montant final de l’impôt
Le système espagnol de l’impôt sur les successions repose sur un barème progressif. Le calcul tient également compte du lien de parenté et, dans certaines situations, du patrimoine préexistant de l’héritier. (boe.es)
Succession
↓
Valeur fiscale
↓
Déductions / réductions applicables
↓
Base imposable
↓
Barème fiscal
↓
Coefficient selon le lien de parenté / patrimoine préexistant
↓
Bonifications
↓
Impôt à payer
Erreur fréquente : prendre le prix affiché d’une villa à Benissa et lui appliquer directement un pourcentage. Le calcul complet de l’impôt espagnol sur les successions ne fonctionne pas de cette manière.
Benissa se trouve dans la Communauté valencienne (Comunitat Valenciana). Les règles fiscales valenciennes peuvent donc jouer un rôle particulièrement important dans une succession immobilière à Benissa.
Cependant, la localisation du bien ne permet pas à elle seule de déterminer toutes les questions de compétence territoriale.
Par exemple, une succession comprenant :
un défunt non-résident ;
un héritier non-résident ;
un bien immobilier en Espagne ;
et d’autres actifs situés en Espagne
nécessite une analyse spécifique pour déterminer quelle administration est compétente et quelles règles d’une Communauté autonome peuvent éventuellement être appliquées.
Le tableau territorial actuellement publié par l’Agence fiscale espagnole distingue différentes situations selon le lieu de résidence du défunt et de l’héritier et précise dans quelles circonstances les règles d’une Communauté autonome peuvent être appliquées. (sede.agenciatributaria.gob.es)
La législation valencienne prévoit actuellement des réductions importantes pour certains membres de la famille proche.
Par exemple :
| Situation | Réduction actuellement applicable dans la Communauté valencienne |
|---|---|
| Groupe I — enfant/adopté de moins de 21 ans | 100 000 € + 8 000 € pour chaque année restant avant 21 ans, maximum 156 000 € |
| Groupe II — enfant/adopté majeur | 100 000 € |
| Groupe II — conjoint | 100 000 € |
| Groupe II — parent/adoptant | 100 000 € |
| Handicap répondant aux conditions | Réduction supplémentaire selon le degré/type de handicap |
| Résidence habituelle répondant aux conditions | 95 %, maximum 150 000 € par contribuable |
Ces réductions sont soumises aux conditions prévues par la législation. (boe.es)
L’une des mesures fiscales valenciennes les plus importantes actuellement est la bonification de 99 %.
La législation en vigueur prévoit une bonification de 99 % sur la partie correspondante de la dette fiscale pour certaines acquisitions successorales relevant des Groupes I et II et remplissant les conditions légales. (boe.es)
Cette mesure est particulièrement importante pour les propriétaires immobiliers de Benissa, car les enfants et les conjoints sont fréquemment les bénéficiaires d’une succession.
Cette distinction est essentielle.
Il serait incorrect de présenter simplement Valence comme une région où l’« impôt sur les successions est de 1 % ».
Les 99 % correspondent à une bonification appliquée à la dette fiscale correspondante.
La succession doit d’abord être calculée selon les règles applicables.
Par exemple, si, uniquement à titre illustratif, une succession générait une dette fiscale correctement calculée de 10 000 €, une bonification de 99 % réduirait cette dette de 9 900 €, laissant 100 € à payer.
Cet exemple montre le fonctionnement de la bonification. Il ne signifie pas qu’un bien immobilier d’une valeur de 500 000 € est automatiquement taxé à 1 %.
Le résultat dépend du calcul complet et de la part de la dette fiscale pouvant bénéficier de la bonification.
Important : La législation actuellement en vigueur applique la bonification de 99 % à la partie correspondante de la dette fiscale liée aux biens et droits déclarés remplissant les conditions requises. Le calcul doit donc être effectué avec précision et ne doit pas être estimé simplement à partir de la valeur de marché du bien. (boe.es)
De manière générale :
descendants et enfants adoptés âgés de moins de 21 ans.
descendants et enfants adoptés majeurs ;
conjoints ;
ascendants et parents adoptifs.
La définition juridique exacte figure dans la législation espagnole relative à l’impôt sur les successions.
Le traitement fiscal peut être nettement moins favorable.
Les frères et sœurs, par exemple, appartiennent généralement au Groupe III.
Il ne faut donc pas supposer que la bonification valencienne de 99 % s’applique à toute succession entre membres d’une même famille.
La législation valencienne actuelle prévoit également une évolution future concernant certains membres du Groupe III. À partir du 1er juin 2027, certains parents consanguins du deuxième et du troisième degré appartenant au Groupe III devraient bénéficier, selon la législation actuellement adoptée, d’une bonification de 50 %. (boe.es)
Cela montre pourquoi il est essentiel de vérifier la législation applicable à la date réelle du décès.
Oui.
Le fait de vivre en dehors de l’Espagne ne signifie pas automatiquement qu’aucun impôt espagnol sur les successions ne sera dû.
L’Agence fiscale espagnole prévoit spécifiquement des procédures pour les successions impliquant des non-résidents, notamment lorsque l’État espagnol est l’administration compétente. (sede.agenciatributaria.gob.es)
Cette question est particulièrement importante pour les propriétaires étrangers de résidences secondaires sur la Costa Blanca.
Prenons l’exemple d’un propriétaire résident au Royaume-Uni qui possède une villa à La Fustera et n’a jamais été résident fiscal en Espagne.
S’il décède et lègue le bien à un enfant qui vit également au Royaume-Uni, l’impôt espagnol sur les successions peut tout de même s’appliquer puisque le bien immobilier espagnol fait partie de la succession.
La question suivante n’est donc pas simplement de savoir si l’Espagne peut imposer la succession.
Il faut déterminer :
Quelle administration est compétente et quelles règles fiscales s’appliquent ?
Un héritier qui ne réside pas en Espagne peut également être soumis à l’impôt espagnol sur les successions.
Dans les cas concernés gérés par l’administration fiscale de l’État, le Modelo 650 est utilisé pour déclarer les acquisitions par succession, legs ou autre titre successoral. (sede.agenciatributaria.gob.es)
Cette situation est fréquente parmi les propriétaires étrangers de résidences secondaires sur la Costa Blanca.
Par exemple :
défunt : résident au Royaume-Uni ;
héritier : résident au Royaume-Uni ;
bien : villa à Benissa.
L’impôt espagnol sur les successions peut néanmoins s’appliquer.
Selon les règles territoriales actuelles de l’AEAT, lorsque le défunt et l’héritier sont tous deux non-résidents, l’État est compétent. Dans certaines circonstances, il est toutefois possible d’opter pour l’application de la législation de la Communauté autonome où se trouve la plus grande valeur des biens situés en Espagne. (sede.agenciatributaria.gob.es)
Cette distinction peut être particulièrement importante.
Le cadre territorial actuel de l’AEAT peut être résumé ainsi :
| Défunt | Héritier | Compétence générale / règles applicables |
|---|---|---|
| Résident en Espagne | Résident en Espagne | Communauté autonome du lieu de résidence du défunt |
| Résident en Espagne | Non-résident | Administration de l’État, avec, dans certaines circonstances, possibilité d’appliquer les règles de la Communauté autonome du défunt |
| Non-résident | Résident en Espagne | Administration de l’État, avec, dans certaines circonstances, possibilité d’appliquer les règles de la Communauté autonome où se trouve la plus grande valeur des biens situés en Espagne |
| Non-résident | Non-résident | Administration de l’État, avec, dans certaines circonstances, possibilité d’appliquer les règles de la Communauté autonome où se trouve la plus grande valeur des biens situés en Espagne |
Il s’agit d’une présentation simplifiée du cadre territorial actuel et non d’un substitut à l’analyse de la législation applicable à une situation particulière. (sede.agenciatributaria.gob.es)
L’administration compétente et la législation régionale pouvant être appliquée ne sont pas nécessairement la même chose.
Un dossier peut être traité par l’administration fiscale de l’État tout en permettant, dans certaines circonstances, au contribuable d’appliquer les règles d’une Communauté autonome.
C’est pourquoi l’affirmation :
« Le bien est à Benissa, donc les règles fiscales valenciennes s’appliquent automatiquement »
est trop simpliste.
À la suite des évolutions du cadre espagnol de l’impôt sur les successions, certaines situations impliquant des non-résidents peuvent bénéficier des règles d’une Communauté autonome au lieu d’être automatiquement soumises uniquement au régime de l’État.
La possibilité dépend notamment du lieu de résidence du défunt et de l’héritier et, dans les situations impliquant des non-résidents, de la localisation et de la valeur des biens situés en Espagne. (sede.agenciatributaria.gob.es)
Un bien est-il situé en Espagne ?
│
├── Non
│ ↓
│ Analyse fiscale différente
│
└── Oui
↓
Le défunt résidait-il en Espagne ?
│
┌─────┴─────┐
Oui Non
↓ ↓
Où le défunt Où se trouve la
résidait-il ? plus grande valeur
↓ des biens espagnols ?
Les règles ↓
régionales Une option concernant
correspondantes les règles régionales
peuvent peut être applicable
s’appliquer ↓
Vérifier le lieu de
résidence de l’héritier
↓
Déterminer la compétence
fiscale
↓
Calculer la succession
Conseil d’expert : Pour une succession internationale portant sur un bien immobilier à Benissa, déterminez d’abord les règles fiscales territoriales applicables avant de calculer l’impôt. Une erreur à ce stade peut affecter l’ensemble du calcul.
Les propriétaires internationaux méritent une attention particulière, car l’impôt espagnol sur les successions ne représente qu’une partie de leur situation fiscale globale.
Une personne résidente au Royaume-Uni ou relevant du régime britannique de l’Inheritance Tax peut avoir à prendre en compte la fiscalité successorale britannique en plus de ses obligations fiscales en Espagne.
La déclaration fiscale espagnole ne règle pas automatiquement la situation fiscale au Royaume-Uni.
De même, le règlement d’une succession au Royaume-Uni ne règle pas automatiquement les obligations fiscales espagnoles liées à un bien immobilier situé en Espagne.
L’interaction entre les deux systèmes peut notamment concerner :
l’impôt espagnol sur les successions ;
l’Inheritance Tax britannique ;
la résidence fiscale et le domicile fiscal ;
les mécanismes visant à éviter la double imposition ;
la composition du patrimoine ;
la localisation des actifs.
Un héritier résidant au Royaume-Uni qui reçoit un bien immobilier à Benissa devrait donc s’entourer de professionnels connaissant les deux aspects d’une succession internationale.
Le même principe s’applique aux propriétaires résidant aux Pays-Bas, en Allemagne, en Belgique, en France ou dans d’autres pays.
Attention : Il ne faut pas supposer que le pays dans lequel vous résidez accordera automatiquement un crédit d’impôt pour chaque euro d’impôt sur les successions payé en Espagne. Les mécanismes de prévention de la double imposition constituent un domaine spécialisé.
Il n’existe pas de réponse unique à la question :
« Combien d’impôt sur les successions faut-il payer pour un bien immobilier de 500 000 € en Espagne ? »
La valeur du bien n’est qu’un élément du calcul.
Il peut également être nécessaire de prendre en compte :
le pourcentage du bien appartenant au défunt ;
les autres actifs de la succession ;
les dettes déductibles ;
le lien de parenté de l’héritier ;
les réductions applicables ;
le patrimoine préexistant de l’héritier ;
la législation régionale applicable ;
les bonifications disponibles.
Pour un bien immobilier à Benissa, plusieurs valeurs peuvent être rencontrées :
| Type de valeur | Ce qu’elle représente |
|---|---|
| Valeur de marché | Le prix que le bien pourrait raisonnablement atteindre dans des conditions normales de marché |
| Valeur cadastrale | Valeur utilisée à certaines fins fiscales en Espagne |
| Valeur de référence | Valeur déterminée par le Cadastre selon le système de valeur de référence applicable |
| Prix d’acquisition historique | Prix payé à l’origine par le défunt |
| Valeur hypothécaire | Valeur retenue par un établissement financier |
| Estimation immobilière | Estimation professionnelle de la valeur actuelle du marché |
La valeur fiscale correcte pour la succession doit être déterminée conformément aux règles fiscales applicables.
Une estimation actuelle du marché reste néanmoins très utile, car les héritiers peuvent ensuite devoir décider s’ils souhaitent conserver ou vendre le bien.
La différence entre un enfant, un conjoint, un frère ou une sœur ou une personne sans lien de parenté peut être considérable.
Un enfant ou un conjoint remplissant les conditions du régime valencien des Groupes I et II peut se trouver dans une situation fiscale très différente de celle d’un frère ou d’une sœur relevant du Groupe III.
Les réductions potentielles peuvent notamment comprendre :
les réductions liées au lien de parenté ;
les réductions liées à un handicap ;
la réduction applicable à la résidence habituelle lorsque les conditions sont réunies ;
certaines réductions liées aux entreprises ;
certaines réductions liées aux activités agricoles ;
d’autres réductions prévues par la loi.
La possibilité d’appliquer chacune de ces réductions dépend des circonstances précises du dossier.
Le système espagnol utilise un barème progressif ainsi qu’un coefficient multiplicateur lié notamment au lien de parenté et au patrimoine préexistant. (boe.es)
La bonification valencienne de 99 % pour certaines acquisitions successorales des Groupes I et II est particulièrement importante lorsque les règles de la Communauté valencienne sont applicables. (boe.es)
Des affirmations telles que :
« L’impôt sur les successions en Espagne est de 34 % »
peuvent être trompeuses, car 34 % correspond au taux marginal maximal du barème national et non à un taux universel appliqué à toutes les successions. (boe.es)
De même :
« À Valence, l’impôt sur les successions est de 1 % »
est une simplification incorrecte, car les 99 % correspondent à une bonification appliquée à la dette fiscale correspondante.
Pour obtenir une réponse correcte, il faut donc effectuer le calcul complet.