Hériter d’un bien immobilier en Espagne peut être beaucoup plus complexe que de simplement transmettre une maison d’une génération à l’autre. Le droit des successions en Espagne peut impliquer des questions de droit international des successions, de testament, de réserve héréditaire, de droit espagnol et étranger, de droits de succession, de plus-value municipale, de registre foncier, de cadastre et, le cas échéant, d’hypothèque ou d’autres dettes.
Pour les héritiers qui vivent à l’étranger, la situation peut être encore plus complexe.
Une famille peut, par exemple, vivre au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Belgique, en France, en Allemagne ou dans un autre pays tout en possédant une villa sur la Costa de Benissa, à La Fustera, San Jaime, Fanadix ou dans l’arrière-pays de Benimarco ou Pedramala. Lorsque le propriétaire décède, la famille peut devoir traiter rapidement avec un notaire espagnol, le Registro de la Propiedad, le Catastro, l’administration fiscale espagnole et des documents provenant de plusieurs pays.
Le point essentiel est le suivant : le fait de posséder un bien immobilier en Espagne ne signifie pas automatiquement que le droit successoral espagnol s’applique à tous les aspects de la succession. Dans le cadre du règlement européen sur les successions, le droit applicable peut notamment dépendre de la résidence habituelle du défunt. Dans certaines circonstances, il est également possible de choisir dans un testament la loi de l’État dont le défunt possède la nationalité. La fiscalité successorale est une question distincte. (sede.agenciatributaria.gob.es)
Ce guide explique le processus d’un point de vue pratique, avec une attention particulière portée à la succession, à la gestion et à la vente d’un bien immobilier à Benissa et sur la Costa Blanca Nord.
Important : Ces informations sont fournies à titre général et ne constituent pas un conseil juridique ou fiscal personnalisé. Le droit successoral et la fiscalité peuvent dépendre de la nationalité, de la résidence habituelle, de la situation familiale, de la structure de propriété, de la localisation et de la valeur des actifs ainsi que de la législation en vigueur au moment du décès. Les règles peuvent évoluer. Pour une succession concrète, il est donc recommandé de consulter un avocat spécialisé en droit successoral espagnol, un notaire et, si nécessaire, un conseiller fiscal qualifié.
Lorsqu’une personne décède en laissant un bien immobilier à Benissa, la famille ne devrait pas commencer par mettre immédiatement la propriété en vente.
Il faut d’abord clarifier la situation juridique et financière de la succession.
Obtenir l’acte de décès.
Déterminer la nationalité et la résidence habituelle du défunt.
Identifier le testament et, si nécessaire, obtenir le Certificado de Actos de Última Voluntad espagnol.
Identifier les héritiers.
Vérifier l’existence d’une hypothèque, de prêts ou d’autres dettes.
Vérifier le Registro de la Propiedad et le Catastro.
Déterminer les valeurs fiscales pertinentes du bien.
Vérifier les droits de succession et les éventuelles taxes municipales applicables.
Décider s’il convient d’accepter ou de renoncer à la succession, ou, lorsque cela est pertinent, de l’accepter à bénéfice d’inventaire.
Faire établir les documents successoraux nécessaires.
Faire inscrire, lorsque cela est nécessaire, les nouveaux propriétaires au Registro de la Propiedad.
Décider ensuite de conserver, louer, racheter les parts des autres héritiers ou vendre le bien.
Pour certains cas soumis à l’impôt espagnol sur les successions, le délai est de six mois. Il est donc important de commencer les démarches rapidement. L’Agencia Tributaria prévoit, pour les situations relevant de sa compétence et utilisant notamment le Modelo 650, un délai général de six mois à compter du décès. Sous certaines conditions, une prolongation peut être demandée dans le délai initial. (sede.agenciatributaria.gob.es)
Comment fonctionne une succession en Espagne ?
Le droit successoral espagnol s’applique-t-il aux propriétaires étrangers ?
Que devient un bien immobilier en Espagne lorsque son propriétaire décède ?
Les droits de succession en Espagne
Quels documents faut-il pour hériter d’un bien immobilier en Espagne ?
Faut-il rédiger un testament espagnol lorsque l’on possède un bien en Espagne ?
Que se passe-t-il lorsqu’une personne décède sans testament en Espagne ?
La réserve héréditaire et le concept espagnol de « legítima »
Que se passe-t-il lorsque plusieurs personnes héritent d’un bien immobilier en Espagne ?
Peut-on vendre un bien immobilier hérité en Espagne ?
Que se passe-t-il si le bien hérité est hypothéqué ou si le défunt avait des dettes ?
Questions fréquemment posées
Conclusion
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Lorsqu’une personne décède, son patrimoine doit être réglé conformément au droit successoral applicable à la succession concernée.
La succession peut notamment comprendre :
Des biens immobiliers en Espagne
Des biens immobiliers dans d’autres pays
Des comptes bancaires
Des placements financiers
Des véhicules
Des participations dans des entreprises
Des biens personnels
Des hypothèques
Des prêts
D’autres dettes et obligations
La première étape pratique n’est donc pas de vendre ou de transférer le bien. Il faut d’abord déterminer qui sont les héritiers et quel droit successoral s’applique à la succession.
Pour un bien situé à Benissa, cela implique souvent d’identifier le testament, de déterminer les héritiers, de vérifier la situation juridique et cadastrale du bien, de préparer les documents successoraux, de régler les obligations fiscales correspondantes et, ensuite, de faire inscrire les nouveaux propriétaires.
Dans les successions internationales, ce processus est souvent accompagné par un notaire, un avocat et un conseiller fiscal.
Les personnes pouvant hériter dépendent du droit successoral applicable.
Les héritiers ou bénéficiaires peuvent notamment être :
Le conjoint
Les enfants
Les descendants
Les parents et autres ascendants
D’autres membres de la famille
Les personnes désignées dans un testament
Les légataires
Dans certaines circonstances, d’autres personnes ou organismes
Dans une succession internationale, il ne suffit donc pas de demander : « Que dit le droit espagnol ? »
Selon le règlement européen sur les successions, le droit applicable peut notamment découler de la résidence habituelle du défunt. Dans certaines circonstances, il est également possible de choisir le droit d’un État dont le défunt possède la nationalité. (boe.es)
Lorsqu’un défunt laisse un testament valide, celui-ci constitue un élément central de la succession.
Un testament ne signifie toutefois pas automatiquement que le testateur pouvait transmettre l’intégralité de son patrimoine à n’importe quelle personne sans restriction.
Le droit applicable peut accorder à certains héritiers des droits protégés. Dans le droit espagnol, on parle notamment de réserve héréditaire ou « legítima » et d’héritiers réservataires.
Ainsi, une disposition indiquant simplement « je laisse ma maison en Espagne à la personne X » ne règle pas nécessairement toutes les questions juridiques.
La première question à poser est :
Quel droit successoral s’applique à la succession ?
La seconde :
Que permet ce droit concernant les dispositions testamentaires ?
Lorsqu’une personne décède sans testament valide réglant sa succession, celle-ci est en principe traitée selon les règles de dévolution légale applicables.
En Espagne, une déclaration notariale des héritiers légaux (« declaración de herederos ab intestato ») peut être nécessaire.
Les autorités espagnoles indiquent que cette procédure permet d’identifier les héritiers légaux lorsqu’aucun testament n’existe. Selon les circonstances, un notaire compétent doit être saisi. (sede.agenciatributaria.gob.es)
Pour les familles internationales, il peut être nécessaire de prouver les liens familiaux au moyen de documents provenant des pays où les naissances, mariages ou autres événements pertinents ont été enregistrés.
Un héritier n’est pas nécessairement obligé d’accepter une succession.
Il existe notamment des différences importantes entre :
L’acceptation pure et simple de la succession
L’acceptation à bénéfice d’inventaire, selon les règles applicables
La renonciation à la succession
Le droit espagnol distingue l’acceptation expresse et, dans certaines circonstances, l’acceptation tacite, tandis que la renonciation doit être formalisée. La décision peut avoir des conséquences importantes lorsque le défunt laisse des dettes. (sede.agenciatributaria.gob.es)
Imaginez qu’une propriété située à Pedramala vaille 500 000 €, mais que le défunt ait également laissé une hypothèque importante, des prêts personnels et d’autres dettes.
Un héritier ne devrait pas automatiquement accepter purement et simplement la succession uniquement parce qu’un bien immobilier de valeur en fait partie.
L’acceptation à bénéfice d’inventaire peut, lorsque les conditions légales sont réunies, protéger l’héritier contre une responsabilité personnelle pour les dettes successorales. La situation concrète doit toutefois être examinée avant toute démarche susceptible d’être considérée comme une acceptation de la succession.
Conseil d’expert : Si vous ne connaissez pas précisément la situation financière du défunt, consultez un notaire ou un avocat spécialisé en droit des successions avant d’accomplir une démarche pouvant être considérée comme une acceptation de la succession.
Non, pas nécessairement.
C’est l’un des points les plus importants pour les propriétaires immobiliers internationaux.
Un ressortissant britannique, néerlandais, belge, allemand, français ou d’une autre nationalité qui possède une villa à Benissa n’est pas soumis automatiquement au droit successoral espagnol pour toutes les questions successorales simplement parce que le bien se trouve en Espagne.
Dans de nombreuses successions internationales, le droit applicable est déterminé notamment par le règlement européen n° 650/2012 relatif aux successions, sous réserve de son champ d’application et des circonstances précises de la succession. (boe.es)
En revanche, la propriété d’un bien en Espagne peut entraîner des obligations juridiques, administratives et fiscales en Espagne, indépendamment du droit successoral applicable.
La nationalité peut jouer un rôle important, mais ce n’est pas le seul facteur.
Un ressortissant espagnol vivant de manière permanente en Espagne peut, selon les circonstances, être soumis à des règles successorales espagnoles.
Un ressortissant étranger qui s’est installé durablement en Espagne peut se trouver dans une situation successorale différente de celle d’un propriétaire étranger qui continue à vivre principalement dans son pays d’origine.
Une personne vivant principalement à l’étranger mais possédant une résidence secondaire à Benissa peut se retrouver dans une succession internationale où la résidence habituelle, la nationalité ainsi que les obligations juridiques et fiscales liées au bien espagnol jouent un rôle.
Ces situations ne doivent pas être traitées comme si elles étaient identiques.
Selon le règlement européen sur les successions, le droit applicable est en principe celui de l’État dans lequel le défunt avait sa résidence habituelle au moment de son décès.
Il existe toutefois des exceptions, notamment dans certaines situations où le défunt présentait des liens manifestement plus étroits avec un autre État. (boe.es)
La résidence habituelle constitue donc un élément essentiel de la planification successorale internationale.
Le simple fait de posséder une maison de vacances à Benissa ne signifie pas pour autant que l’Espagne était la résidence habituelle du propriétaire.
Le règlement européen sur les successions permet, sous certaines conditions, à une personne de choisir la loi de l’État dont elle possède la nationalité.
Lorsqu’une personne possède plusieurs nationalités, elle peut, sous certaines conditions, choisir la loi de l’un de ces États. Le choix doit respecter les conditions de forme prévues par le règlement. (boe.es)
Cette possibilité peut être particulièrement importante pour les propriétaires immobiliers étrangers.
Cependant, une telle disposition ne devrait pas être simplement copiée depuis un modèle de testament trouvé en ligne.
Sa formulation, sa validité et son interaction avec les autres dispositions successorales doivent être examinées par un professionnel.
Le règlement européen sur les successions établit un cadre permettant notamment de déterminer le droit applicable et la compétence en matière de nombreuses successions internationales en Europe.
Il concerne notamment des questions telles que :
Qui hérite ?
Quelles sont les parts successorales ?
Quels sont les droits du conjoint et des autres bénéficiaires ?
Comment accepter ou renoncer à une succession ?
Dans quelle mesure les héritiers répondent-ils des dettes successorales ?
Quels droits réservataires ou autres restrictions à la liberté testamentaire existent ?
Il est toutefois important de comprendre que le règlement n’harmonise pas la fiscalité successorale.
Le droit successoral et les droits de succession sont donc deux questions distinctes. (boe.es)
Une succession comprenant un bien immobilier à Benissa peut impliquer simultanément plusieurs systèmes juridiques.
Un ressortissant néerlandais résidant aux Pays-Bas possède avec son conjoint une villa à La Fustera. Le couple a des enfants, un compte bancaire en Espagne et une hypothèque espagnole.
Après le décès du propriétaire, la famille peut devoir déterminer :
Quel droit successoral s’applique ?
Que prévoit le testament ?
Qui sont les héritiers ?
Que devient la propriété détenue en commun ?
Existe-t-il une hypothèque ?
Quels impôts espagnols sont dus ?
Existe-t-il des obligations fiscales dans le pays de résidence de la famille ?
Quels documents étrangers doivent être apostillés ou traduits par un traducteur assermenté ?
Comment le bien espagnol sera-t-il inscrit au Registro de la Propiedad ?
Que se passe-t-il si les héritiers souhaitent vendre ?
Une succession internationale doit donc être considérée comme une question juridique et fiscale transfrontalière, et non simplement comme une transaction immobilière.
Une représentation simplifiée du processus est la suivante :
Décès → Testament → Héritiers → Documents → Impôts → Notaire → Registro de la Propiedad → Conserver / Louer / Vendre
Il faut d’abord déterminer qui a légalement vocation à hériter.
Lorsqu’un testament espagnol existe, le Certificado de Actos de Última Voluntad – certificat espagnol des dernières volontés – permet notamment de vérifier si le défunt avait établi un testament en Espagne et auprès de quel notaire il avait été reçu.
Lorsqu’aucun testament n’existe, une déclaration notariale des héritiers légaux peut être nécessaire.
La famille ne doit pas supposer qu’une copie du testament conservée à domicile constitue nécessairement le seul document pertinent.
Le Registro General de Actos de Última Voluntad contient des informations sur les testaments établis en Espagne et les notaires auprès desquels ils ont été reçus.
Le Certificado de Actos de Última Voluntad fait donc partie des premiers documents à obtenir dans une succession espagnole. Les autorités espagnoles confirment que ce certificat permet de déterminer si un testament existe et auprès de quel notaire il a été établi. (sede.agenciatributaria.gob.es)
Le certificat ne peut généralement pas être demandé immédiatement après le décès. Les règles applicables prévoient un délai d’attente avant de pouvoir effectuer la demande. (sede.agenciatributaria.gob.es)
Lorsqu’il s’agit d’un testament étranger, la procédure peut être différente et nécessiter notamment :
Le document original
Une légalisation ou une apostille
Une traduction assermentée
Une preuve de sa validité
Une analyse professionnelle de son interaction avec le droit successoral et le droit immobilier espagnols applicables
La famille doit déterminer précisément quels biens appartenaient au défunt.
Pour un bien situé à Benissa, il convient notamment de vérifier :
L’adresse
Le Registro de la Propiedad
Le Catastro
La référence cadastrale
La quote-part de propriété
Les charges existantes
Les hypothèques
Les servitudes
La description enregistrée
La classification du terrain
La documentation relative aux constructions existantes
Cette vérification est particulièrement importante pour les propriétés anciennes situées dans l’arrière-pays.
Une finca à Benimarco ou Pedramala peut avoir un historique de propriété ancien. Des différences peuvent alors exister entre les anciennes écritures notariales, le Registro de la Propiedad, le Catastro et la situation physique actuelle du terrain.
Le Registro de la Propiedad, c’est-à-dire le registre foncier espagnol, joue un rôle central puisqu’il contient notamment des informations sur le propriétaire enregistré et les droits et charges qui peuvent grever un bien.
Avant de finaliser une succession, la situation enregistrée doit être vérifiée par le professionnel chargé du dossier.
Cela est particulièrement important lorsque la famille pense que le bien est « totalement libre de charges », alors qu’il peut exister une ancienne hypothèque, un usufruit, une saisie ou une autre charge inscrite.
Une fois les héritiers et les actifs identifiés, les documents successoraux peuvent être préparés.
Selon le dossier, un acte notarié d’acceptation et de partage de succession (« escritura de aceptación y partición de herencia ») peut être nécessaire.
Cet acte peut notamment contenir des informations concernant :
Le défunt
Les héritiers
Leurs droits successoraux
Le bien immobilier
Les autres actifs
Les dettes
La répartition de la succession
Dans les successions internationales complexes, les documents exacts dépendent du droit successoral applicable.
Avant de traiter le bien comme une propriété ordinaire des héritiers, les obligations fiscales pertinentes doivent être identifiées et remplies.
La situation fiscale peut notamment dépendre :
De la résidence du défunt
De la résidence de l’héritier
De la localisation du bien
De la communauté autonome compétente
Du lien de parenté
De la valeur de la succession
Des dettes et charges déductibles
Des réductions et avantages fiscaux applicables
Pour les contribuables non-résidents, le Modelo 650 peut être utilisé dans certains cas. L’Agencia Tributaria utilise ce formulaire pour les acquisitions à cause de mort relevant de la compétence de l’administration fiscale nationale. (sede.agenciatributaria.gob.es)
Après la régularisation de la succession, la nouvelle propriété peut être inscrite au Registro de la Propiedad.
Cette étape est particulièrement importante lorsque les héritiers souhaitent ensuite :
Vendre le bien
Contracter une hypothèque
Transférer des parts de propriété
Partager la propriété
Constituer certains droits
Résoudre des problèmes liés à la propriété
Un bien hérité depuis plusieurs années mais toujours inscrit au nom du défunt peut être beaucoup plus difficile à vendre par la suite.
C’est une question fréquente chez les familles qui souhaitent vendre rapidement.
Il n’existe pas de réponse universelle par oui ou non. La procédure juridique peut dépendre de la succession, des droits de propriété, des héritiers et des exigences de l’acheteur et de son avocat.
Dans une transaction immobilière classique, l’acheteur souhaite généralement disposer d’une situation de propriété claire et juridiquement transférable.
Lorsque le défunt figure encore comme propriétaire au Registro de la Propiedad, des démarches supplémentaires peuvent être nécessaires avant que l’acheteur puisse obtenir un transfert de propriété clair.
Pour une vente classique sur le marché, il est généralement préférable de :
Identifier les héritiers.
Régulariser juridiquement la succession.
Régler les impôts correspondants.
Mettre à jour, lorsque cela est nécessaire, la propriété au Registro de la Propiedad.
Préparer le bien pour la vente.
Le commercialiser lorsque le droit de vendre est clairement établi.
Chercher un acheteur avant d’avoir clarifié la succession peut entraîner des retards évitables.
Les héritiers peuvent alors décider ce qu’ils souhaitent faire du bien, en tenant compte de leur situation juridique et fiscale.
Les principales possibilités sont les suivantes :
La famille peut conserver le bien comme résidence secondaire ou maison familiale.
Les héritiers peuvent décider de louer le bien, sous réserve du respect des règles applicables en matière de location, d’urbanisme, d’autorisations et de fiscalité.
Les héritiers peuvent vendre le bien et répartir le produit conformément à leurs droits de propriété et droits successoraux.
Un héritier peut reprendre les parts des autres.
Cela peut être une solution pratique lorsqu’un membre de la famille souhaite conserver la villa à Benissa tandis que les autres préfèrent recevoir leur part sous forme d’argent.
Les droits de succession en Espagne font partie de l’Impuesto sobre Sucesiones y Donaciones, l’impôt espagnol sur les successions et donations.
En principe, l’acquisition de biens et de droits par succession est soumise à cet impôt.
Lors d’une succession, la personne qui acquiert les biens ou les droits est en principe le contribuable. L’administration fiscale espagnole prévoit des règles spécifiques pour les successions, legs et autres acquisitions à cause de mort. (sede.agenciatributaria.gob.es)
Cela dépend des circonstances.
Une personne qui hérite d’un bien immobilier en Espagne peut être soumise à l’impôt espagnol même si elle ne réside pas en Espagne.
L’Agencia Tributaria prévoit expressément des règles pour les héritiers et légataires non-résidents qui acquièrent, dans les conditions prévues par la loi, certains biens ou droits situés en Espagne. (sede.agenciatributaria.gob.es)
La première question est toutefois de déterminer quelle administration fiscale est compétente dans le cas concret. L’Agencia Estatal de Administración Tributaria traite notamment les situations dans lesquelles l’impôt n’a pas été transféré à une communauté autonome. (sede.agenciatributaria.gob.es)
Le calcul n’est pas simplement :
Valeur du bien × taux d’imposition
De manière simplifiée, le calcul peut comprendre plusieurs étapes :
Identifier les biens et droits composant la succession.
Appliquer les règles légales d’évaluation.
Déduire les dettes et charges lorsque cela est autorisé.
Appliquer les réductions ou avantages fiscaux disponibles.
Déterminer la base imposable.
Appliquer le barème et les autres facteurs prévus par la loi.
Prendre en compte les avantages fiscaux régionaux applicables.
Déterminer le montant final de l’impôt.
Pour les biens immobiliers, la valeur de référence (« Valor de Referencia ») peut jouer un rôle particulier.
Le Catastro espagnol indique que la valeur de référence peut être pertinente pour déterminer la base imposable de l’impôt sur les successions et donations. Si la valeur déclarée est supérieure, cette valeur plus élevée peut être déterminante selon les règles applicables.
Important : La valeur de marché estimée par une agence immobilière, la valeur cadastrale et le Valor de Referencia ne sont pas la même chose. Elles ont des fonctions différentes.
Oui.
La fiscalité espagnole des successions distingue différentes catégories de liens familiaux.
Les enfants, conjoints et autres proches peuvent être traités différemment des parents plus éloignés ou des personnes sans lien de parenté.
Les communautés autonomes peuvent également prévoir leurs propres réductions ou avantages fiscaux.
Il ne suffit donc pas d’entrer la valeur d’un bien à Benissa dans un calculateur en ligne pour déterminer avec fiabilité le montant réellement dû.
Cela peut être le cas.
Un héritier ne doit jamais supposer que le fait de vivre hors d’Espagne signifie automatiquement qu’aucun impôt espagnol n’est dû.
L’Agencia Tributaria prévoit expressément des règles pour les héritiers et légataires non-résidents qui acquièrent certains biens situés en Espagne. (sede.agenciatributaria.gob.es)
La situation peut être particulièrement complexe lorsque :
Le défunt vivait hors d’Espagne
L’héritier vit dans un autre pays
Le bien est situé en Espagne
Des actifs sont détenus dans plusieurs pays
La famille possède plusieurs nationalités
Plusieurs systèmes fiscaux sont potentiellement concernés
Benissa se situe dans la Comunitat Valenciana. La législation fiscale valencienne peut donc être pertinente pour la succession lorsque les conditions fiscales requises sont réunies.
Les règles valenciennes ont été modifiées à plusieurs reprises ces dernières années. Il est donc déconseillé de se fier à d’anciens articles en ligne mentionnant d’anciens taux, abattements ou avantages fiscaux.
À la date de 2026, la législation valencienne prévoit une réduction de 99 % de l’impôt pour certaines acquisitions à cause de mort effectuées par des membres des groupes I et II. Depuis le 1er juin 2026, une réduction de 25 % s’applique également à certaines acquisitions à cause de mort effectuées par des membres du groupe III. (boe.es)
Cela ne signifie pas que le « taux de l’impôt sur les successions » est de 99 %. Ces réductions sont appliquées, sous réserve des conditions légales, au montant d’impôt correspondant.
Cette distinction est importante.
Note fiscale : Les règles fiscales valenciennes relatives aux successions peuvent évoluer. Avant de vous fier à un pourcentage, un abattement ou un avantage fiscal, vérifiez toujours la législation consolidée en vigueur et demandez conseil à un professionnel pour la succession concernée.
Benissa se trouve dans la province d’Alicante, au sein de la Comunitat Valenciana.
Une personne qui hérite, par exemple, d’une villa à San Jaime ou La Fustera doit distinguer plusieurs éléments :
Le droit fiscal espagnol national
La fiscalité de la Comunitat Valenciana
La résidence du défunt
La résidence de l’héritier
La localisation du bien
Le lien de parenté
Les règles fiscales internationales
Le fait qu’un bien se trouve à Benissa ne signifie donc pas que tous les aspects de la succession sont régis uniquement par des « règles de Benissa ».
Le Modelo 650 est le formulaire espagnol utilisé pour l’auto-liquidation de certaines acquisitions à cause de mort dans le cadre de l’impôt sur les successions et donations.
Pour les non-résidents, il est utilisé dans les situations où l’administration fiscale nationale est compétente et non une communauté autonome. (sede.agenciatributaria.gob.es)
La procédure concerne notamment les successions, legs et autres acquisitions à cause de mort. (sede.agenciatributaria.gob.es)
Le délai général pour déposer la déclaration de droits de succession est de six mois à compter de la date du décès.
Dans certains cas concernant des héritiers non-résidents relevant du Modelo 650 administré par l’État, une prolongation de six mois supplémentaires peut être demandée dans le délai initial, sous réserve du respect des conditions applicables. (sede.agenciatributaria.gob.es)
Le point pratique est le suivant :
N’attendez pas que la succession soit presque terminée pour vous occuper de la fiscalité.
Le délai fiscal peut déjà courir alors que la famille est encore en train de réunir des documents étrangers, de résoudre des questions liées au Registro de la Propiedad ou de décider de l’avenir du bien.
Une déclaration tardive peut entraîner des conséquences financières, notamment des majorations et des intérêts selon les circonstances.
Les conséquences précises dépendent du dossier et de l’administration fiscale compétente.
Avertissement : Le délai de six mois pour les droits de succession doit être considéré comme une échéance importante, et non comme le moment où la famille pense devoir avoir terminé toutes les formalités successorales.
Il est donc préférable de commencer les démarches le plus tôt possible.
Les droits de succession ne sont pas nécessairement la seule question fiscale.
La Plusvalía Municipal, officiellement Impuesto sobre el Incremento de Valor de los Terrenos de Naturaleza Urbana, est un impôt municipal portant sur certaines augmentations de valeur des terrains de nature urbaine.
Elle est distincte des droits de succession.
Lorsqu’un bien immobilier est transmis par succession, les règles municipales applicables doivent être vérifiées. L’existence d’une obligation fiscale et son calcul dépendent notamment des caractéristiques du terrain et de la législation en vigueur.
Pour un bien situé à Benissa, cette question doit être examinée dans le cadre de la succession, et pas seulement lorsque les héritiers décident de vendre.
La succession et la vente ultérieure sont deux opérations fiscales distinctes.
Imaginez qu’une famille hérite d’une villa à Benissa et la vende deux ans plus tard.
La fiscalité applicable à la succession constitue une première question.
Les conséquences fiscales de la vente ultérieure en constituent une seconde.
Pour l’impôt espagnol sur le revenu ou la fiscalité des non-résidents, la valeur fiscale d’acquisition d’un bien hérité est liée aux valeurs déterminées dans le cadre des règles successorales, sous réserve de la législation fiscale applicable. (boe.es)
La vente ultérieure peut donc nécessiter un calcul fiscal distinct de la plus-value.
Cela est particulièrement important pour les héritiers internationaux, car le traitement fiscal peut varier selon que le vendeur est résident fiscal espagnol ou non-résident.
Un héritier non-résident qui vend un bien immobilier en Espagne doit connaître une règle fiscale particulièrement importante.
Lorsqu’une personne non-résidente sans établissement stable en Espagne vend un bien immobilier, l’acheteur doit en principe retenir 3 % du prix convenu et le verser à l’administration fiscale espagnole comme acompte sur l’impôt dû par le vendeur non-résident. Cette retenue est effectuée au moyen du Modelo 211. (sede.agenciatributaria.gob.es)
Ces 3 % ne constituent pas automatiquement l’impôt définitif.
Le vendeur détermine ensuite sa situation fiscale définitive. Le montant déjà retenu est imputé sur l’impôt effectivement dû. Si le montant retenu dépasse l’impôt final, un remboursement peut être demandé sous réserve des conditions applicables. (sede.agenciatributaria.gob.es)
L’acheteur doit en principe déposer le Modelo 211 dans le mois suivant la transmission. (sede.agenciatributaria.gob.es)
Cette règle est particulièrement importante lorsqu’une propriété à Benissa est vendue par trois héritiers vivant à l’étranger.
Oui, c’est possible.
La fiscalité espagnole et les règles fiscales du pays de résidence de l’héritier constituent deux questions distinctes.
Un héritier résidant au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Belgique, en Allemagne ou dans un autre pays devrait vérifier si son pays de résidence prévoit notamment :
Des droits de succession
Un impôt sur les actifs successoraux
Des obligations déclaratives
Des conséquences fiscales lors d’une vente ultérieure
Des obligations déclaratives concernant les biens détenus à l’étranger
Certains pays prévoient des mécanismes destinés à éviter ou réduire la double imposition. Cela dépend toutefois des pays concernés et de la situation individuelle.
Conseil d’expert : Ne demandez pas uniquement : « Combien vais-je payer de droits de succession en Espagne ? » Pour une succession internationale, la meilleure question est : « Quelles sont mes obligations fiscales globales en Espagne et dans mon pays de résidence ? »
Une succession internationale peut nécessiter un nombre important de documents.
| Document | À quoi peut-il servir ? |
|---|---|
| Acte de décès | Preuve du décès |
| Certificado de Actos de Última Voluntad | Vérifier l’existence d’un testament espagnol |
| Testament | Établir les dernières volontés |
| Déclaration des héritiers | Lorsque cela est nécessaire en l’absence de testament |
| NIE | Identification en Espagne |
| Passeport / carte d’identité | Identification des héritiers |
| Acte de propriété | Preuve de la propriété antérieure |
| Extrait du Registro de la Propiedad | Vérifier propriété et charges |
| Informations cadastrales | Identifier le bien et ses données cadastrales |
| Reçus d’IBI | Informations sur le bien et l’impôt municipal |
| Certificat de mariage | Prouver le lien familial lorsque nécessaire |
| Actes de naissance | Prouver les liens familiaux |
| Documents bancaires | Identifier les comptes et actifs |
| Documents hypothécaires | Identifier les dettes existantes |
| Documents juridiques étrangers | Prouver les droits successoraux étrangers |
| Apostille / légalisation | Peut être nécessaire pour les documents étrangers |
| Traductions assermentées | Peut être nécessaire pour les documents non rédigés en espagnol |
La liste exacte dépend de la succession concernée.
Les autorités espagnoles indiquent que certains documents étrangers utilisés dans les procédures successorales espagnoles peuvent nécessiter une apostille ou une légalisation ainsi qu’une traduction en espagnol. (sede.agenciatributaria.gob.es)
L’acte de décès fait partie des premiers documents nécessaires.
Lorsque le décès a eu lieu hors d’Espagne, l’acte de décès étranger peut notamment devoir être :
Un document officiel
Apostillé ou légalisé
Accompagné d’une traduction assermentée en espagnol
Les exigences précises doivent être confirmées avant de commander les documents.
Le Certificado de Actos de Última Voluntad est particulièrement important lorsque le défunt a établi un testament en Espagne.
Les autorités espagnoles confirment que ce certificat permet de déterminer si le défunt avait établi un testament et auprès de quel notaire il avait été reçu. (sede.agenciatributaria.gob.es)
Une fois le testament concerné identifié, une copie authentique peut être obtenue dans le cadre de la procédure notariale correspondante.
Une copie conservée par la famille peut être utile, mais elle ne doit pas être considérée sans vérification comme la version définitive et la plus récente.
Les héritiers qui doivent gérer un bien immobilier en Espagne ont généralement besoin de documents d’identification espagnols tels que le NIE, ainsi que d’un passeport ou d’une carte d’identité en cours de validité.
Si un héritier ne possède pas encore de NIE, l’avocat, le notaire ou le professionnel chargé de la succession pourra expliquer la procédure applicable.
Conseil pratique : Lorsque plusieurs héritiers vivent dans différents pays, les exigences d’identification de chacun doivent être vérifiées suffisamment tôt. Attendre le dernier moment avant une vente peut entraîner des retards inutiles.
L’acte de propriété original peut aider à déterminer :
Les propriétaires
L’historique d’acquisition
La description du bien
Les quotes-parts
Les anciennes charges
Les informations cadastrales
Pour les biens anciens, une vérification supplémentaire peut être nécessaire lorsque la description historique de l’acte ne correspond pas exactement à la situation physique actuelle.
Un extrait récent du Registro de la Propiedad doit être obtenu plutôt que de se fier uniquement à un ancien acte de propriété.
Cette vérification est particulièrement importante avant une vente.
Le Catastro espagnol fournit la référence cadastrale du bien.
La referencia catastral est le numéro officiel d’identification d’un bien immobilier et est notamment utilisée dans les successions et les transactions immobilières.
Le Valor de Referencia peut également être pertinent pour la fiscalité successorale et ne doit pas être confondu avec la valeur de marché.
Les reçus récents d’IBI peuvent permettre de vérifier :
Les informations relatives à la taxe foncière municipale
La référence cadastrale
L’identification du bien
L’existence éventuelle d’arriérés
Ils peuvent également aider à identifier certaines questions pratiques avant la mise en vente.
Ces documents peuvent être nécessaires pour prouver les liens familiaux.
Dans une famille internationale, les certificats peuvent provenir de plusieurs pays et nécessiter une apostille ainsi qu’une traduction assermentée.
Lors d’une succession, il ne faut pas se concentrer uniquement sur le bien immobilier.
La succession peut comprendre :
Des comptes bancaires espagnols
Des comptes bancaires étrangers
Des hypothèques
Des prêts personnels
Des cartes de crédit
Des garanties
D’autres dettes
Une succession peut comprendre à la fois des actifs et des passifs. La situation financière doit donc être examinée aussi complètement que possible avant de décider d’accepter la succession.
Un document délivré à l’étranger n’est pas automatiquement utilisable en Espagne.
Selon le pays et le document, il peut être nécessaire de disposer :
Du document officiel original
D’une apostille ou d’une légalisation
D’une traduction assermentée en espagnol
Les autorités espagnoles mentionnent expressément ces exigences pour certains documents étrangers utilisés dans les procédures successorales. (sede.agenciatributaria.gob.es)
Erreur fréquente : Commander une simple traduction avant de vérifier si le document original doit être apostillé peut obliger la famille à faire retraduire les documents par la suite.
Un testament étranger peut être valable et pertinent pour une succession comprenant un bien immobilier en Espagne.
« Pouvoir être utilisé » ne signifie toutefois pas que toutes les formalités sont automatiquement réglées.
Le document peut devoir :
Être valide selon le droit applicable
Être correctement authentifié
Porter une apostille ou faire l’objet d’une légalisation
Être traduit
Être examiné au regard du droit successoral applicable
Une attention particulière est nécessaire lorsque le testament a été établi avant que le propriétaire ne change de pays de résidence ou n’achète le bien en Espagne.
Un testament espagnol est un testament établi selon les procédures notariales espagnoles.
Pour un propriétaire étranger, un testament notarié en Espagne peut, dans certaines circonstances, faciliter le règlement des actifs situés en Espagne, puisqu’il est enregistré dans le système notarial espagnol.
Le choix d’établir un testament espagnol doit toutefois s’inscrire dans une planification successorale globale.
Ce n’est pas automatiquement la meilleure solution simplement parce que le bien se trouve en Espagne.
Pour de nombreux propriétaires immobiliers internationaux, l’une des questions les plus importantes de la planification successorale est de déterminer s’il convient d’effectuer un choix valable de la loi nationale applicable.
Selon le règlement européen sur les successions, une personne peut, dans les conditions prévues, choisir la loi d’un État dont elle possède la nationalité. (boe.es)
Cette disposition doit être rédigée correctement et ne devrait pas être reprise d’un modèle trouvé sur Internet.
Les testaments établis devant notaire en Espagne sont enregistrés dans le système notarial espagnol.
Après le décès, le Certificado de Actos de Última Voluntad permet d’identifier le testament concerné. (sede.agenciatributaria.gob.es)
Une révision de la planification successorale peut être particulièrement pertinente lorsque certains éléments personnels ou patrimoniaux changent, par exemple :
Achat d’un bien en Espagne
Vente de la résidence principale
Installation en Espagne
Départ d’Espagne
Mariage
Divorce
Naissance d’enfants
Décès du conjoint
Acquisition d’une autre nationalité
Acquisition conjointe d’un bien
Modification de la structure de propriété
Pour un couple possédant par exemple une villa à Buenavista, la structure de propriété peut être aussi importante que le contenu du testament.
| Situation | Approche possible | Conseil professionnel nécessaire ? |
|---|---|---|
| Résident en Espagne | Planification successorale espagnole | Oui |
| Non-résident possédant un bien en Espagne | Planification successorale transfrontalière | Oui |
| Plusieurs nationalités | Planification successorale internationale | Oui |
| Propriété détenue conjointement | Examiner propriété et succession | Oui |
| Testament espagnol et testament étranger | Vérifier soigneusement leur compatibilité | Oui |
| Testament uniquement étranger | Vérifier reconnaissance et documentation | Oui |
Ce tableau est fourni uniquement à titre général et ne constitue pas une recommandation juridique personnalisée. La structure appropriée dépend de la situation personnelle.
La succession ab intestat (« sucesión intestada ») intervient lorsqu’une personne décède sans testament valide réglant la succession concernée.
La succession est alors distribuée selon les règles légales de dévolution applicables.
En Espagne, une déclaration notariale des héritiers légaux peut être nécessaire. (sede.agenciatributaria.gob.es)
Cela dépend du droit successoral applicable.
Selon les règles espagnoles correspondantes de dévolution légale, les membres proches de la famille peuvent avoir priorité sur les parents plus éloignés. La répartition exacte dépend cependant des circonstances personnelles et juridiques.
Pour un propriétaire immobilier international, il ne faut notamment pas supposer que la succession légale espagnole s’applique automatiquement à l’ensemble de la succession.
Les enfants et descendants peuvent bénéficier de droits successoraux légalement protégés selon le droit espagnol applicable.
Si le droit d’un autre pays s’applique, le résultat peut être différent.
Le conjoint survivant peut également bénéficier de droits successoraux protégés. La nature et l’étendue de ces droits dépendent toutefois du droit applicable et de la situation familiale.
Le régime matrimonial peut également devoir être examiné séparément du droit successoral.
C’est important car il faut distinguer la question de savoir quels biens appartiennent déjà au conjoint en vertu du régime matrimonial de celle de savoir quels biens il hérite ensuite.
Lorsqu’il n’existe pas de descendants ou de conjoint disposant de droits successoraux correspondants, d’autres membres de la famille peuvent entrer en considération.
La dévolution exacte doit être déterminée en fonction du droit applicable et ne devrait pas être déduite uniquement d’informations générales trouvées en ligne.
Imaginez que trois frères et sœurs héritent de leurs parents d’une maison à Benissa. Les parents vivaient à l’étranger et n’avaient pas établi de testament espagnol.
Avant de vendre, la famille peut devoir déterminer :
Qui sont les héritiers légaux ?
Quel droit successoral s’applique ?
Quelle part revient à chacun ?
Une déclaration notariale des héritiers est-elle nécessaire ?
Les actes de naissance et de mariage étrangers sont-ils suffisants ?
Quelle est l’obligation fiscale en Espagne ?
Existe-t-il des dettes ?
Tous les héritiers sont-ils d’accord pour vendre ?
L’absence de testament ne rend pas la vente impossible.
Elle peut toutefois entraîner des formalités supplémentaires.
Il n’existe pas de délai universel.
Une succession simple, avec une documentation complète et des héritiers coopératifs, peut être réglée relativement rapidement.
Une succession comprenant :
Des documents étrangers
Plusieurs héritiers
Des actes de propriété manquants
Une structure de propriété incertaine
Des hypothèques
Des conflits familiaux
Des testaments étrangers
Une situation fiscale complexe
peut prendre beaucoup plus de temps.
Il est donc préférable de ne pas fixer une date définitive chez le notaire avec un acheteur avant d’avoir vérifié la documentation successorale.
La Legítima désigne la part légalement protégée d’une succession selon certaines règles du droit successoral espagnol.
Elle limite la liberté du défunt de disposer librement de l’ensemble de son patrimoine par testament.
Ce sujet nécessite toutefois une grande prudence, car l’Espagne ne dispose pas d’un droit successoral unique applicable à toutes les situations et une succession internationale peut être soumise au droit d’un autre État.
Le règlement européen sur les successions traite les droits réservataires et les autres limitations à la liberté testamentaire comme des questions qui relèvent en principe du droit successoral applicable. (boe.es)
Lorsque le droit successoral espagnol correspondant s’applique, certains proches peuvent bénéficier de droits successoraux protégés.
Les règles exactes dépendent toutefois du droit applicable.
Une succession comprenant un bien immobilier espagnol ne doit donc pas être analysée uniquement en fonction de l’existence ou non d’un testament.
Les enfants et descendants peuvent disposer de droits successoraux protégés selon le droit espagnol applicable.
La nature et l’étendue de ces droits dépendent du système juridique applicable et de la situation familiale.
Le conjoint survivant peut également bénéficier de droits successoraux protégés.
Ces droits doivent être examinés avec le régime matrimonial et le droit successoral applicable.
Imaginez que le propriétaire d’un bien à San Jaime souhaite léguer l’intégralité de sa villa à un seul de ses enfants et exclure un autre enfant.
Avant de supposer que cela est juridiquement possible, il faut déterminer :
Quel droit successoral s’applique ?
Un choix de loi a-t-il été valablement effectué ?
Ce droit reconnaît-il des héritiers réservataires ?
Le testament envisagé respecte-t-il ces règles ?
Un testament mal structuré peut entraîner d’importants conflits familiaux après le décès.
Une idée fréquente est :
« C’est ma maison, donc je peux la léguer à qui je veux. »
Cela peut être vrai dans certains systèmes juridiques et certaines situations, mais pas nécessairement dans toutes les successions internationales.
Le droit applicable peut accorder à certains héritiers des droits protégés.
Le règlement européen sur les successions traite expressément les droits réservataires et les limitations à la liberté testamentaire comme des questions relevant du droit successoral applicable. (boe.es)
Avertissement : C’est l’un des domaines dans lesquels les informations générales disponibles sur Internet concernant les successions peuvent être trompeuses. Avant de rédiger ou de modifier un testament concernant un bien immobilier en Espagne, faites vérifier professionnellement quel droit successoral s’applique réellement.
L’une des difficultés les plus fréquentes avec les biens hérités n’est pas de déterminer qui a hérité du bien, mais de décider ce que les héritiers vont en faire ensuite.
Imaginez :
Un bien à Benissa → Trois héritiers
Trois possibilités principales se présentent :
CONSERVER → Un ou plusieurs héritiers conservent le bien.
RACHETER LES PARTS → Un héritier rachète les parts des autres.
VENDRE → Les héritiers vendent le bien et se répartissent le produit de la vente.
Plusieurs héritiers peuvent devenir copropriétaires du même bien.
Par exemple :
Héritier A : 50 %
Héritier B : 25 %
Héritier C : 25 %
Les parts exactes dépendent de la succession.
La copropriété peut parfaitement fonctionner lorsque tous les héritiers souhaitent conserver le bien.
La situation devient plus complexe lorsque les objectifs divergent.
Un héritier peut avoir besoin de liquidités alors que les autres souhaitent conserver le bien.
La famille peut étudier plusieurs solutions :
Un autre héritier rachète sa part
L’ensemble du bien est vendu
Un partage est envisagé
Une autre solution juridiquement appropriée est mise en place
Avant tout transfert d’argent ou de propriété, la solution choisie doit être examinée sur les plans juridique et fiscal.
Imaginez que l’un des enfants vive près de Benissa et souhaite conserver la maison familiale tandis que les deux autres vivent à l’étranger.
Le rachat des parts des autres héritiers peut être plus pratique que la vente de l’ensemble du bien.
Dans ce cas, la valeur actuelle du bien devient particulièrement importante.
Une estimation immobilière professionnelle à Benissa peut fournir une base neutre pour les négociations.
Un rachat entre héritiers ne doit pas automatiquement être calculé selon la formule :
Valeur de marché ÷ nombre d’héritiers
Les conséquences juridiques et fiscales dépendent de la manière dont l’opération est structurée.
Les éléments pertinents peuvent notamment inclure :
Les droits de propriété existants
Les parts héritées
L’hypothèque
La valeur du bien
Les autres actifs successoraux
La fiscalité applicable
Le financement
La question de savoir s’il s’agit d’un partage successoral ou d’une autre forme de transmission
Un avocat et un conseiller fiscal devraient examiner la structure avant sa mise en œuvre.
Lorsque tous les héritiers sont d’accord pour vendre, le processus peut être relativement simple après la régularisation de la succession.
L’agence immobilière demandera généralement des documents permettant de confirmer :
Les droits de propriété
L’identité des héritiers
Le droit de vendre
La documentation du bien
La situation fiscale
Les documents d’identité
Tous les propriétaires requis doivent signer personnellement ou être représentés par une personne dûment mandatée.
Dans ce cas, une succession peut rapidement devenir un véritable conflit juridique.
Un héritier peut vouloir :
vendre immédiatement,
tandis qu’un autre souhaite :
conserver le bien
et un troisième :
le louer.
Un bien ne devrait pas être présenté comme librement disponible à la vente lorsque le droit de vendre n’est pas clairement établi.
Un avocat pourra conseiller la famille sur les solutions juridiques permettant de résoudre le conflit.
Conseil d’expert : Du point de vue de la vente immobilière, il est préférable de résoudre un conflit familial avant la commercialisation. Il n’est pas souhaitable d’impliquer un acheteur dans un conflit successoral non résolu.
Dans une vente immobilière classique, la situation successorale et les droits de propriété doivent normalement être correctement documentés avant la finalisation de la transaction.
L’acheteur et son avocat souhaitent généralement vérifier que les vendeurs disposent effectivement des droits de propriété et de disposition nécessaires pour transférer le bien.
Lorsqu’il existe plusieurs héritiers, la transaction doit être structurée de manière à ce que tous les propriétaires requis, ou leurs représentants dûment mandatés, puissent transférer légalement le bien.
L’inscription de la propriété héritée permet de clarifier la situation avant une vente.
C’est particulièrement utile lorsque la succession remonte à plusieurs années mais que le bien est toujours inscrit au nom du défunt.
Un acheteur peut hésiter si le vendeur ne peut pas démontrer une chaîne de propriété claire.
Un bien hérité à Benissa peut être resté vide pendant plusieurs mois ou années.
Avant sa commercialisation, il convient de vérifier :
Alimentation en eau
Électricité
Piscine
Jardin
Toiture
Humidité
Climatisation
Système de sécurité
Équipements électroménagers
Acte de propriété
Extrait du Registro de la Propiedad
Catastro
IBI
Documentation relative à l’occupation ou à l’habitabilité, lorsque nécessaire
Certificat énergétique
Documents urbanistiques et de construction, lorsque nécessaires
Clés
Alarme
Assurance
Contrats de fourniture
Charges de copropriété
Entretien du jardin
Entretien de la piscine
Cela est particulièrement important pour les résidences secondaires à La Fustera ou Fanadix qui peuvent être restées inoccupées pendant une longue période.
Pour vendre un bien hérité, les documents suivants peuvent notamment être nécessaires :
Passeport / carte d’identité
NIE
Acte successoral
Documents établissant la qualité des héritiers
Informations du Registro de la Propiedad
Acte de propriété
Référence cadastrale
Informations relatives à l’IBI
Certificat énergétique
Documents relatifs à l’occupation ou à l’habitabilité, lorsque nécessaires
Plans, lorsqu’ils existent
Informations hypothécaires
Coordonnées de tous les propriétaires
La liste exacte dépend de la situation.
Le rôle d’une agence immobilière ne remplace ni celui de l’avocat ni celui du conseiller fiscal. Une bonne préparation documentaire permet toutefois d’éviter de nombreux retards.
Oui. Un héritier ne doit pas nécessairement résider en Espagne pour gérer ou vendre un bien immobilier espagnol.
Les héritiers internationaux doivent toutefois déterminer suffisamment tôt comment ils vont :
Signer les documents
Obtenir un NIE, si nécessaire
Faire légaliser les documents étrangers
Donner procuration
Se présenter devant le notaire
Recevoir le produit de la vente
Régler leurs obligations fiscales espagnoles
Une procuration notariale (« poder notarial ») correctement établie peut permettre à un avocat, représentant ou autre mandataire d’effectuer certaines démarches successorales ou immobilières au nom de l’héritier.
Lorsque la procuration est établie hors d’Espagne, elle peut notamment nécessiter :
Une authentification notariale appropriée
Une apostille ou une légalisation
Une traduction assermentée
Une reconnaissance par le professionnel ou l’autorité espagnole compétente
Les exigences exactes doivent être vérifiées avant la signature.
Pour une famille dont les héritiers vivent dans trois pays différents, préparer correctement les procurations suffisamment tôt peut faire gagner beaucoup de temps.
La situation de chaque héritier doit être clarifiée avant la commercialisation du bien.
Trois héritiers reçoivent une villa à Benissa.
Si tous les trois souhaitent vendre :
La succession est régularisée.
Les droits de propriété sont documentés.
Le bien est préparé.
Une estimation est réalisée.
Le bien est commercialisé.
Les offres sont négociées.
Les représentants juridiques vérifient la transaction.
Tous les vendeurs requis signent.
La vente est finalisée.
Le produit de la vente est réparti selon les droits de propriété et les droits successoraux.
Les héritiers internationaux peuvent vendre un bien espagnol même s’ils vivent à l’étranger.
La vente peut toutefois entraîner des obligations fiscales et administratives supplémentaires.
Il peut notamment être nécessaire de prendre en compte :
Les obligations fiscales espagnoles
Les règles applicables aux vendeurs non-résidents
La plus-value immobilière
Les taxes municipales
La retenue de 3 %
Les procurations
Les comptes bancaires étrangers
Le transfert du produit de la vente
Le change de devises
Lorsque le vendeur n’est pas résident fiscal espagnol et que les règles de retenue s’appliquent, l’acheteur doit en principe retenir 3 % du prix et verser cette somme à l’administration fiscale espagnole via le Modelo 211. Ce montant constitue un acompte et non automatiquement l’impôt définitif. (sede.agenciatributaria.gob.es)
Il ne faut donc pas supposer que la vente ultérieure d’un bien hérité sera automatiquement exonérée d’impôt.
La succession et la vente ultérieure sont deux opérations fiscales distinctes.
Les coûts potentiels peuvent inclure :
Commission d’agence immobilière
Honoraires d’avocat
Honoraires du conseiller fiscal
Certificat énergétique
Frais liés aux documents
Impôt sur la plus-value, lorsque applicable
Taxes municipales, lorsque applicables
Retenue applicable aux non-résidents, lorsque pertinente
Frais de radiation d’une hypothèque, le cas échéant
La base fiscale d’une vente ultérieure peut dépendre de la manière dont le bien hérité a été évalué et déclaré dans le cadre de la succession. (boe.es)
Pour un vendeur non-résident, la retenue de 3 % doit également être prise en compte lorsque les règles correspondantes s’appliquent. (sede.agenciatributaria.gob.es)
Une agence immobilière disposant d’une réelle connaissance du marché local peut apporter davantage qu’une simple publication d’annonce en ligne.
Une finca héritée à Pedramala nécessite, par exemple, une stratégie de vente différente de celle d’un appartement proche du littoral.
Pour une propriété située sur la Costa de Benissa, les éléments importants peuvent inclure :
Une présentation adaptée aux acheteurs de résidences secondaires
L’entretien du jardin et de la piscine
La gestion des clés
La vérification des raccordements
La préparation des documents
Des photographies professionnelles
Pour une propriété rurale, d’autres éléments peuvent être particulièrement importants :
La classification du terrain
L’accès
L’approvisionnement en eau
Le système d’assainissement
Les constructions existantes
La documentation urbanistique
La documentation relative à la piscine
La stratégie de vente doit donc commencer par une compréhension précise du bien, et non simplement par la publication d’une annonce.
Si vous avez hérité d’un bien à Benissa et envisagez de le vendre, Telio Homes peut vous accompagner pour l’estimation, la préparation et le processus de vente.
Les questions juridiques et fiscales doivent être traitées par les professionnels qualifiés compétents.
C’est possible.
Une succession peut comprendre à la fois des actifs et des obligations.
C’est l’une des raisons pour lesquelles une succession ne devrait pas être acceptée sans avoir examiné suffisamment la situation financière du défunt.
Selon les règles successorales espagnoles applicables, la différence entre une acceptation pure et simple et une acceptation à bénéfice d’inventaire peut être particulièrement importante lorsqu’il existe des dettes inconnues ou importantes.
Une hypothèque ne disparaît pas automatiquement au décès du propriétaire.
Les héritiers doivent déterminer :
Le capital restant dû
L’emprunteur
La dette garantie par le bien
L’existence d’une assurance liée à l’hypothèque
Les conditions de remboursement
Si la dette doit être reprise ou remboursée
Ce qui se passe si le bien est vendu
L’hypothèque doit être prise en compte dans l’ensemble de la succession.
Supposons qu’une villa à Benissa vaille 800 000 € et soit grevée d’une hypothèque de 200 000 €.
Les héritiers ne doivent pas considérer que la succession représente 800 000 € de patrimoine net et libre de toute dette.
L’hypothèque et les autres obligations doivent être prises en compte dans l’évaluation de la succession.
Avant d’accepter une succession, il est recommandé d’identifier autant que possible les obligations financières existantes.
Cela peut inclure :
Hypothèques
Prêts personnels
Cartes de crédit
Dettes fiscales
Charges de copropriété
Factures de services impayées
Garanties
Litiges
Autres obligations connues
Cette vérification est particulièrement importante lorsque le défunt possédait plusieurs biens ou une entreprise.
Il n’existe pas de réponse universelle à la question de savoir si un héritier devrait accepter une succession donnée.
La décision dépend de la situation des actifs et des dettes.
Une succession simple comprenant une villa sans hypothèque à Benissa peut être relativement facile à gérer.
Une succession comprenant une villa, une hypothèque, des actifs dans plusieurs pays, des obligations fiscales et des dettes en cours constitue une situation très différente.
En cas de doute sur les dettes existantes, l’acceptation à bénéfice d’inventaire et la procédure correcte doivent être examinées avec un notaire ou un avocat spécialisé en droit des successions avant toute décision.
Obtenir l’acte de décès
Déterminer la nationalité du défunt
Déterminer sa résidence habituelle
Rechercher le testament
Identifier les proches
Identifier les biens immobiliers en Espagne
Identifier les comptes bancaires
Identifier les hypothèques et dettes
Contacter un professionnel spécialisé en droit successoral
Déterminer le droit successoral applicable
Examiner le testament
Obtenir le Certificado de Actos de Última Voluntad, si nécessaire
Vérifier si une déclaration des héritiers légaux est nécessaire
Vérifier le Registro de la Propiedad
Vérifier le Catastro
Vérifier la valeur de référence pertinente
Identifier les hypothèques
Identifier les dettes
Vérifier les charges de copropriété
Vérifier la plus-value municipale potentielle
Faire calculer les droits de succession potentiels
Examiner l’acceptation à bénéfice d’inventaire, lorsque pertinente
Vérifier les obligations fiscales à l’étranger
Finaliser la documentation successorale
Confirmer les droits de propriété
Faire inscrire la succession au Registro de la Propiedad, lorsque nécessaire
Obtenir un extrait récent du Registro de la Propiedad
Vérifier la documentation du bien
Vérifier l’IBI
Vérifier les documents relatifs à l’occupation ou à l’habitabilité
Vérifier la situation urbanistique, lorsque nécessaire
Obtenir le certificat énergétique
Faire réaliser une estimation immobilière
Définir la stratégie de vente avec tous les propriétaires
Clarifier la situation fiscale en Espagne
Vérifier les obligations applicables aux non-résidents
Préparer le bien pour les photographies et les visites
Préparer une procuration si un héritier ne peut pas être présent
Clarifier la répartition du produit de la vente
Trois frères et sœurs héritent d’une villa à San Jaime.
L’un vit en Espagne.
L’un vit au Royaume-Uni.
L’un vit aux Pays-Bas.
Le bien est sans dette, mais les trois héritiers ne sont pas d’accord sur son avenir.
L’héritier vivant en Espagne souhaite conserver la villa. Les deux autres souhaitent recevoir leur part sous forme d’argent.
Plusieurs solutions pratiques peuvent être envisagées :
Les trois restent copropriétaires.
Problème potentiel : Les décisions relatives à l’entretien, à l’utilisation, aux frais et à une éventuelle vente future doivent être prises collectivement.
L’héritier qui souhaite conserver la villa rachète les parts des deux autres.
Questions importantes : Valeur actuelle du bien, financement, structure de propriété et conséquences fiscales.
Le bien est préparé, commercialisé puis vendu.
Questions importantes : Tous les propriétaires requis doivent pouvoir transférer légalement le bien et chaque héritier doit connaître sa propre situation fiscale.
Une estimation professionnelle peut fournir une base neutre pour les négociations.
Deux enfants héritent d’une ancienne finca à Pedramala.
La famille pense d’abord que le bien peut simplement être mis en vente.
Lors de la préparation, il apparaît cependant que la documentation historique doit être soigneusement vérifiée.
Il convient notamment d’examiner :
Le Registro de la Propiedad
Le Catastro
La référence cadastrale
Les constructions existantes
La classification du terrain rural
L’accès
L’approvisionnement en eau
Le système d’assainissement
La documentation relative à la piscine
La situation urbanistique
Les documents relatifs à l’occupation ou à l’habitabilité, lorsque nécessaires
Cela illustre bien pourquoi hériter d’un bien et vendre un bien ne sont pas exactement la même chose.
Il faut d’abord déterminer ce que les héritiers ont juridiquement acquis et si le bien peut être correctement commercialisé.
Un propriétaire fiscalement résident aux Pays-Bas hérite d’une villa à La Fustera et souhaite la vendre.
La succession peut notamment impliquer :
Le droit successoral transfrontalier
Les droits de succession espagnols
Des documents étrangers
Le NIE
Les formalités notariales
L’inscription au Registro de la Propiedad
La vente ultérieure soulève d’autres questions :
Estimation du bien
Commercialisation
Documents de vente
Plus-value
Taxes municipales
Retenue pour les non-résidents
Transfert du produit de la vente
La retenue de 3 % par l’acheteur, lorsque les règles correspondantes s’appliquent aux vendeurs non-résidents, est un point particulièrement important à prendre en compte avant la signature chez le notaire. (sede.agenciatributaria.gob.es)
| Option | Avantages possibles | Difficultés possibles |
|---|---|---|
| Conserver ensemble | La famille conserve le bien et peut bénéficier d’une éventuelle appréciation future | Désaccords, entretien et décisions communes |
| Un héritier rachète les parts des autres | Une personne prend le contrôle tandis que les autres reçoivent de l’argent | Évaluation, financement et conséquences fiscales |
| Vendre ensemble | Le bien est transformé en liquidités et la copropriété prend fin | Frais de vente, fiscalité et coordination entre héritiers |
| Louer | Revenus potentiels tout en conservant l’actif | Gestion, fiscalité, autorisations et entretien |
Il n’existe pas de solution idéale pour toutes les familles.
La bonne décision dépend des objectifs familiaux, de la situation financière, de la position fiscale et des relations entre les héritiers.
Pas nécessairement. Le droit applicable peut notamment dépendre de la résidence habituelle et de la nationalité. Selon le règlement européen sur les successions, il est possible, dans les conditions prévues, de choisir le droit d’un État dont la personne possède la nationalité. (boe.es)
Cela peut être le cas. Les héritiers non-résidents peuvent être soumis à l’impôt espagnol lorsqu’ils héritent de certains biens situés en Espagne. L’Agencia Tributaria prévoit expressément des règles pour les héritiers et légataires non-résidents. (sede.agenciatributaria.gob.es)
Le délai général est de six mois à compter du décès. Dans certains cas concernant des héritiers non-résidents relevant du Modelo 650, une prolongation peut être demandée dans le délai initial. (sede.agenciatributaria.gob.es)
Le Modelo 650 est le formulaire espagnol utilisé pour l’auto-liquidation de certaines acquisitions à cause de mort dans le cadre de l’impôt sur les successions et donations. Pour les non-résidents, il est utilisé dans les cas relevant de l’administration fiscale nationale. (sede.agenciatributaria.gob.es)
Oui. Un testament espagnol n’est pas obligatoire. Lorsqu’aucun testament valide n’existe, les règles de succession légale applicables déterminent les héritiers. Une déclaration notariale des héritiers peut être nécessaire. (sede.agenciatributaria.gob.es)
Un testament étranger peut en principe être pertinent et utilisable. Il faut toutefois vérifier sa validité, le droit successoral applicable et les exigences documentaires. Les documents étrangers peuvent nécessiter une légalisation, une apostille et une traduction assermentée. (sede.agenciatributaria.gob.es)
Oui. Plusieurs héritiers peuvent devenir copropriétaires d’un bien hérité. Ils peuvent ensuite conserver le bien ensemble, convenir qu’un héritier rachète les parts des autres ou vendre le bien, sous réserve des exigences juridiques et fiscales applicables.
Un copropriétaire ne peut pas simplement transférer les droits de propriété des autres. Les droits de tous les propriétaires doivent être pris en compte. En cas de désaccord, un avocat doit être consulté sur les solutions disponibles.
Cela dépend des circonstances juridiques et documentaires. Pour une vente classique, il est généralement plus sûr de finaliser la succession et d’établir clairement une propriété transférable avant de conclure définitivement la vente. L’avocat de l’acheteur peut exiger que la situation successorale et foncière soit entièrement régularisée.
Lorsque plusieurs personnes sont propriétaires du bien, les personnes dont les droits de propriété sont transférés doivent généralement participer à la transaction ou être dûment représentées. Les exigences précises doivent être confirmées avec l’avocat ou le notaire chargé de la vente.
Le bien ne devrait pas être commercialisé comme si tous les héritiers avaient accepté la vente. La famille devrait d’abord obtenir un conseil juridique sur la copropriété, le partage et les solutions permettant de résoudre le désaccord.
En principe, oui. Le fait de résider hors d’Espagne n’empêche pas une personne d’hériter d’un bien espagnol. Il faut toutefois examiner le droit successoral applicable, la fiscalité espagnole, les éventuelles obligations fiscales britanniques et les documents nécessaires.
Les exigences espagnoles en matière d’identification doivent être vérifiées suffisamment tôt. Les héritiers qui gèrent un bien immobilier en Espagne ont généralement besoin d’un NIE et de documents d’identité valides. Les exigences exactes doivent toutefois être confirmées avec les professionnels chargés de la succession.
En principe, oui. Un héritier n’a pas nécessairement besoin de vivre en Espagne pendant toute la procédure. Une procuration correctement établie peut permettre à un mandataire d’effectuer certaines formalités.
Une succession internationale peut entraîner des obligations fiscales dans plusieurs pays. La possibilité de bénéficier de mécanismes visant à éviter la double imposition dépend des pays concernés et de la situation personnelle.
La Plusvalía Municipal est une taxe municipale portant sur certaines augmentations de valeur des terrains de nature urbaine. Elle est distincte des droits de succession. Les règles municipales applicables doivent être vérifiées dans le cadre de la succession.
Une vente ultérieure peut entraîner une imposition de la plus-value. La succession et la vente sont deux opérations fiscales distinctes. Les valeurs d’acquisition et de vente doivent être déterminées conformément à la législation fiscale applicable. (boe.es)
L’hypothèque reste pertinente pour la succession. Les héritiers doivent déterminer le capital restant dû, les assurances, les conditions de remboursement et la manière dont la dette sera reprise ou remboursée avant d’accepter la succession ou de convenir d’une vente.
La succession ne devrait pas être automatiquement acceptée avant d’avoir suffisamment vérifié la situation financière. L’acceptation à bénéfice d’inventaire peut être pertinente lorsque les dettes sont incertaines ou importantes, à condition de respecter correctement la procédure prévue par la loi.
Il s’agit d’un certificat officiel espagnol permettant de vérifier si une personne décédée avait établi un testament en Espagne et, le cas échéant, auprès de quel notaire. Il constitue un document important dans les procédures successorales espagnoles. (sede.agenciatributaria.gob.es)
Pas nécessairement. Les successions sont soumises à des règles d’évaluation légales. Le Valor de Referencia du Catastro peut être pertinent pour la base imposable, tandis qu’une estimation immobilière représente la valeur de marché et répond à un autre objectif.
La succession ne fait pas disparaître les éventuels problèmes urbanistiques, de construction ou liés au terrain.
Pour une finca à Benimarco ou Pedramala, les héritiers devraient notamment vérifier :
La classification du terrain
Les constructions existantes
Le Registro de la Propiedad
Le Catastro
L’approvisionnement en eau
Le système d’assainissement
L’accès
La documentation de la piscine
La situation urbanistique
Les documents relatifs à l’occupation ou à l’habitabilité, lorsque nécessaires
Ces éléments peuvent devenir particulièrement importants lorsque la famille souhaite vendre.
Les héritiers doivent examiner le contrat de location, les droits du locataire, les loyers, le dépôt de garantie et les règles locatives applicables avant de décider de conserver ou de vendre le bien.
Un bien loué ne devrait pas être commercialisé sans connaître les conséquences juridiques du bail.
Le fait d’hériter d’un bien ne signifie pas automatiquement que toutes les licences ou inscriptions associées restent valables sans aucune démarche supplémentaire.
Les héritiers doivent vérifier le statut actuel des autorisations et inscriptions concernées auprès des professionnels et autorités compétents avant de poursuivre une activité de location touristique ou de commercialiser le bien sur cette base.
Une révision de la planification successorale peut être utile, mais il n’existe pas de réponse universelle. Un testament espagnol peut faciliter certaines démarches, tandis que la succession dans son ensemble peut continuer à relever du droit d’un autre pays. Un notaire espagnol ou un avocat spécialisé en droit international des successions devrait examiner la situation individuelle.
Un bon point de départ est une estimation actuelle du marché tenant compte des biens comparables, de la localisation, de l’état du bien, de sa documentation et de la demande actuelle.
Pour une villa située sur la côte de Benissa, à La Fustera ou San Jaime, la vue sur la mer, l’orientation, la piscine, le terrain, l’état général et la proximité des services peuvent influencer la valeur. Pour une finca à Pedramala ou Benimarco, la classification du terrain, l’accès, l’approvisionnement en eau et la documentation des constructions existantes peuvent être plus déterminants.
| Étape | Question principale | Qui peut généralement aider ? |
|---|---|---|
| Décès | Quels documents faut-il réunir ? | Famille / avocat |
| Testament | Existe-t-il un testament valide ? | Notaire / avocat |
| Héritiers | Qui hérite ? | Avocat / notaire |
| Succession | Quels actifs et quelles dettes existent ? | Avocat / conseiller fiscal |
| Bien immobilier | Que comprend exactement la succession ? | Avocat / professionnel de l’immobilier |
| Fiscalité | Quels impôts sont dus ? | Conseiller fiscal |
| Succession | Faut-il accepter ou renoncer ? | Avocat / notaire |
| Notaire | Comment formaliser la succession ? | Notaire |
| Registro | Qui est désormais propriétaire ? | Avocat / professionnel du registre |
| Vente | Quelle est la valeur de marché ? | Agence immobilière |
| Fiscalité de la vente | Quels impôts seront dus ? | Conseiller fiscal |
| Finalisation | Comment répartir le produit de la vente ? | Avocat / notaire / banque |
La nationalité, la résidence habituelle et un éventuel choix de loi valable peuvent être déterminants.
Une succession peut prendre plus de temps que prévu alors que le délai fiscal continue de courir.
La présence d’un bien de valeur ne signifie pas nécessairement que la succession possède une valeur nette élevée.
Le Registro de la Propiedad, le Catastro et la situation physique réelle du bien doivent être examinés ensemble.
Un bien ne devrait pas être traité comme une vente ordinaire lorsque le droit de vendre n’est pas clairement établi.
Un bien hérité peut encore présenter des questions concernant l’urbanisme, l’état de construction, l’habitabilité, la piscine, les limites du terrain, les raccordements ou d’autres documents.
La fiscalité de la succession et celle d’une vente ultérieure sont deux questions distinctes.
Lorsque les règles de retenue applicables aux vendeurs non-résidents s’appliquent, l’acheteur doit en principe retenir 3 % du prix de vente. Ce montant doit être pris en compte avant la signature chez le notaire. (sede.agenciatributaria.gob.es)
Les règles valenciennes en matière de droits de succession ont été modifiées et peuvent encore évoluer. Les informations fiscales doivent toujours être vérifiées au regard de la législation en vigueur au moment du décès. (boe.es)
Le prix qu’un bien pourrait atteindre sur le marché de Benissa n’est pas nécessairement la valeur utilisée à toutes les fins fiscales.
Comprendre le droit des successions en Espagne est important pour toute personne possédant un bien immobilier à Benissa, et particulièrement pour les propriétaires internationaux dont la résidence, la famille ou d’autres actifs se trouvent dans plusieurs pays.
Le point essentiel est qu’une succession ne consiste pas simplement à transmettre les clés d’une maison à la génération suivante.
Une succession peut nécessiter :
La détermination du droit successoral applicable
L’identification des héritiers
La recherche et l’examen du testament
La compréhension de la réserve héréditaire et des héritiers réservataires
L’examen du régime matrimonial
La collecte de documents espagnols et étrangers
Le paiement des droits de succession applicables
La vérification des taxes municipales telles que la Plusvalía, lorsque pertinente
L’inscription du bien au Registro de la Propiedad
La gestion des hypothèques et des dettes
Le choix entre conserver, louer, racheter les parts des autres héritiers ou vendre
La compréhension des conséquences fiscales d’une vente ultérieure
Pour les propriétaires étrangers, il est particulièrement important de distinguer le droit successoral de la fiscalité espagnole. Le règlement européen sur les successions peut, dans de nombreuses situations internationales, déterminer le droit applicable, tandis que la fiscalité est régie séparément par le droit fiscal espagnol national et régional. (boe.es)
La fiscalité de la Comunitat Valenciana illustre également pourquoi les informations relatives aux successions doivent être régulièrement mises à jour. La législation en vigueur prévoit d’importants avantages pour certaines successions entre proches ainsi que des avantages supplémentaires pour certains membres du groupe III. Le traitement fiscal exact dépend toutefois du contribuable, du lien de parenté, du patrimoine et de la législation applicable au moment concerné. (boe.es)
La connaissance du marché immobilier local est également importante lorsqu’un bien à Benissa doit être vendu.
Une villa à San Jaime, une propriété côtière à La Fustera, une maison à Fanadix ou une finca à Benimarco ou Pedramala peuvent présenter des exigences très différentes en matière de documentation, d’état, d’urbanisme, d’évaluation et de commercialisation.
La meilleure approche consiste à clarifier les questions juridiques et fiscales le plus tôt possible, avant de prendre des décisions concernant le bien.
Conseil d’expert : Si votre famille possède une résidence secondaire en Espagne, n’attendez pas le décès de l’un des propriétaires pour découvrir que le testament, la structure de propriété, les documents hypothécaires ou la documentation du bien doivent être vérifiés. Une planification successorale réalisée suffisamment tôt, du vivant de toutes les personnes concernées, est généralement beaucoup plus simple que de devoir reconstituer la situation après un décès.
Si vous avez hérité d’un bien à Benissa, sur la Costa de Benissa ou dans les environs et envisagez de le vendre, une première étape utile consiste à connaître sa valeur actuelle sur le marché et sa véritable capacité à être commercialisé.
Telio Homes peut vous accompagner dans l’estimation, la préparation et la commercialisation du bien. Les questions juridiques et fiscales doivent continuer à être traitées par l’avocat, le notaire ou le conseiller fiscal qualifié compétent.
Pour les contenus juridiques et fiscaux nécessitant un niveau élevé de fiabilité, les administrations et institutions publiques officielles doivent être privilégiées par rapport aux blogs fiscaux commerciaux.
Administration espagnole : informations sur les successions et procédures successorales
Source utile pour les informations concernant le Certificado de Actos de Última Voluntad, la déclaration des héritiers et les procédures successorales officielles. (sede.agenciatributaria.gob.es)
BOE : Règlement européen n° 650/2012 sur les successions
Source essentielle pour expliquer la résidence habituelle, le choix de loi, la compétence et les successions internationales. (boe.es)
Agencia Tributaria : Modelo 650 pour les non-résidents
Source officielle concernant les déclarations et procédures fiscales applicables aux successions des non-résidents. (sede.agenciatributaria.gob.es)
Agencia Tributaria : délais pour les successions des non-résidents
Source officielle concernant le délai de six mois et les possibilités de prolongation. (sede.agenciatributaria.gob.es)
Agencia Tributaria : retenue de 3 % lors de la vente d’un bien espagnol par un non-résident
Source officielle concernant la retenue de 3 % et le Modelo 211. (sede.agenciatributaria.gob.es)
BOE : législation fiscale de la Comunitat Valenciana
Pour les abattements, réductions et avantages fiscaux, il convient toujours d’utiliser la législation consolidée la plus récente. (boe.es)
Dirección General del Catastro
Source utile pour les références cadastrales et les valeurs de référence. (boe.es)
Consejo General del Notariado : informations sur les successions
Source utile pour les informations concernant l’acceptation, la renonciation et les procédures successorales notariales.